dimanche 2 septembre 2012

Reconnaissance officielle de l'implication des autorités de la Ville de Bruxelles en place pendant la seconde guerre mondiale dans la déportation de Juifs



Ce matin, j’ai eu la chance de vivre un moment historique dans la Salle Gothique de l’Hôtel de Ville de Bruxelles. Un moment historique que j’aurais préféré ne pas avoir à vivre en raison de par son objet d’une part et par le temps qu’il a fallu pour l’obtenir d’autre part, mais qui était tout de même immensément nécessaire dans ce long et essentiel processus de devoir de mémoire. 

Ce matin, le Bourgmestre de la Ville de Bruxelles, au nom du Collège et à la veille du septantième anniversaire de la terrible rafle des Juifs du 3 septembre 1942, reconnaissait officiellement l’implication des autorités communales de la Ville de Bruxelles en place lors de la seconde guerre mondiale dans la déportation de Juifs.

Dans un discours fort et plein de sens, le Bourgmestre a énoncé que s’il appartenait aux historiens de juger des conditions particulières d’une politique, qui se voulant du « moindre mal », a pourtant conduit au pire, il lui appartenait de reconnaître l’implication des autorités de 1940 et de présenter ses excuses officielles, sans pour autant oublier de mentionner les initiatives salvatrices des autorités de 1942 lorsque les Bourgmestres s’opposèrent à participer à la diffusion des étoiles jaunes.

Par la suite, le président du CCOJB a prononcé également un discours fort, sur lequel il est revenu sur « le plus jamais ça » qui n’a pas empêché des génocides comme celui des Tutsis ainsi qu’une résurgence de l’antisémitisme à l’heure actuelle. Il a justement rappelé que ce n’est pas Gaza qui crée l’antisémitisme mais que c’est l’antisémitisme qui crée la focalisation sur cette zone du Proche Orient, en laissant sous silence les massacres qui ont lieu en Afrique, en Syrie et ailleurs dans le même temps.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire